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Pénurie de financement pour l’adaptation aux changements climatiques

BRUXELLES, 13 novembre 2013 (IRIN) - La nouvelle conférence des Nations Unies sur le changement climatique a débuté le 11 novembre à Varsovie avec, en toile de fond, le passage du typhon Haiyan, qui aurait fait au moins 10 000 victimes aux Philippines. Or, selon deux nouveaux documents, le financement promis pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique a jusqu’à présent été insuffisant et opaque.

En fait, selon un document publié conjointement par Oxfam, l’Institut des ressources mondiales (World Resources Institute, WRI) et l’Institut de développement d’outre-mer (Overseas Development Institute, ODI), les engagements en faveur du financement de l’adaptation ont diminué aux Philippines entre 2010 et 2011. Le document s’intéresse plus spécifiquement aux fonds promis par les pays riches en 2009 – et qu’on connaît aujourd’hui sous l’appellation de « financements précoces » [Fast-Start Finance, FSF] – pour soutenir les efforts d’adaptation des pays en développement. Un autre documentpublié récemment par Oxfam montre également que les pays riches n’ont pas respecté leur engagement de 2009.

Au moment de l’ouverture de la conférence à Varsovie, Naderev Sano, le délégué philippin pour les conférences des Nations Unies sur le climat, a annoncé qu’il jeûnerait jusqu’à ce que des mesures soient mises en œuvre pour défendre l’avenir de son pays.

Pénurie de financement

À l’occasion de la conférence de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a eu lieu à Copenhague en 2009, les pays développés se sont en engagés à contribuer à hauteur de 30 milliards de dollars (lesdits « financements précoces ») aux efforts d’adaptation au changement climatique entre 2010 et 2012. Ils ont aussi promis de mobiliser 100 milliards de dollars par année à l’horizon 2020.

Depuis, un certain nombre de groupes de réflexion ont soulignéla difficulté de déterminer la destination des fonds et de rendre des comptes sur l’utilisation de cet argent, notamment en raison des divergences dans la façon de rapporter [les fonds versés], de l’absence d’une compréhension commune des concepts d’« adaptation » et de « vulnérabilité » et du manque de transparence.

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Source : IRIN

Crédits: AK-Project